La Caravane de Diane
Les perdreaux s’envolent
Le lièvre détalle,
La piste se faufile
En douce fable.
Pénétrantes comme le vent des sables,
Les émotions se glissent sous ma tente
Et soulèvent les toiles légères de mon cœur en attente.
Se glisse sous ma paupière, un grain de sable.
De gênant, il devient obsédant,
Brûlant mes sentiments
Qui fondent sous le souffle chaud et lent
D’un vent dangereusement ardent.
Le désert se fait présent
Et je sens venir de loin
La caravane et ses parfums
Qui envoûteront mes nuits sans faim.
Tout ce tourbillon
Envahit ma vie,
Brouillant mon champ de vision,
A sa façon.
Quel est ce divin oubli
Qui bouleverse mes passions,
Qui bouleverse mes illusions
Mais avant tout, ma raison ?
Diane de Chambrun
